20 Mars 2019

Maven

Lancé le 18 novembre 2013, le satellite MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN) a pour objectif d’étudier le rôle qu’a joué la perte de l’atmosphère de Mars au cours du temps afin de comprendre l’histoire et l’évolution de cette atmosphère, du climat, de l’eau liquide et de l’habitabilité de la planète.

Pourquoi l'atmosphère de Mars, qui était dense et permettait probablement l’existence d’eau liquide en surface dans le passé, a-t-elle aujourd'hui disparu ? Cette énigme, le satellite MAVEN tente de la résoudre depuis le 16 novembre 2014, date de son arrivée sur son orbite de travail après dix mois de croisière. L’objectif ? Reconstituer l'histoire de l’atmosphère et du climat de Mars. Pour y parvenir, le satellite MAVEN explore la haute atmosphère de cette petite planète, et analyse ses interactions avec le Soleil et le vent solaire. Des mesures que MAVEN réalise en suivant une orbite elliptique de quatre heures et demie, avec des altitudes variant de 150 km à 6000 km. MAVEN a réalisé  également des sondages profonds (« deep dip ») de la haute atmosphère en survolant jusqu’à 125 km d’altitude la planète ce qui lui permet d’analyser in situ sa composition. Pour réaliser toutes ces analyses, MAVEN dispose de huit instruments scientifiques à son bord.

Menée en coopération avec la France, MAVEN est une mission du programme Scout d'exploration de la planète Mars de la NASA. Le CNES assure la maîtrise d'ouvrage pour la contribution instrumentale des laboratoires français. Concernant cette contribution, signalons plus particulièrement le rôle de l’IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie, à Toulouse), qui a développé et fourni le senseur SWEA (Solar Wind Electron Analyzer), l’un des huit instruments à bord de MAVEN. Quant à la durée de la mission, elle était d’une année terrestre, extensible à une année martienne (soit 686 jours). Elle a été étendue depuis et est toujours en activité.

En février 2019, une phase d’aérofreinage a été décidée afin d’optimiser l'orbite de MAVEN pour les communications avec les véhicules au sol. Cette phase nécessite de passer à 125 km de la surface permettant d’y effectuer des analyses in situ. Elle doit arriver sur son orbite finale en avril avec un apoastre réduit à 4500 km.